Le dalai-Lama, la biographie non autorisée

Kindle Le dalai Lama la biographie non autoris e

Kindle Le dalai-Lama, la biographie non autorisée Le livre révèle quelques vérités sur le Tibet historique et ses élites, mais en fin de compte, c'est juste pour porter aux nues le dalaï-lama ainsi que ses partisans les plus extrémistes.En effet, comme dans d'autres livres issus de sa plume, van Grasdorff commence par ne pas ménager l'ancienne société tibétaine. Il note, par exemple, que Drepung, un des grands monastères près de Lhassa, possède alors « cent quatre-vingts domaines ; vingt mille serfs et seize mille nomades y travaillent. ». Il décrit sans complaisance la situation dans les années 1940, au temps de la 2e Guerre Mondiale (qui ne touche pas le Tibet, le gouvernement des lamas ayant gardé une neutralité bienveillante à l'égard de « l'Axe ») : « La misère s'est installée à cause de l'épouvantable cherté des denrées, on manque de tout », tandis que dans « quelques maisons tibétaines, on nage dans le luxe et l'opulence ». Et « le tout sur fond de corruption et de crimes. »Les « caisses de l'État sont vidées » par le régent Reting, le futur Premier précepteur du 14e dalaï-lama, et par les « fonctionnaires véreux » Les « trésors publics ont été entièrement dilapidés. Le Tibet est en faillite ! » Le très saint régent aime « courir la gueuse » et multiplie les « aventures galantes ».C'est justement cet « être d'une extrême violence et d'une arrogance insoupçonnable » qui impose son propre candidat lors du choix du 14e dalaï-lama. C'est ce dépravé qui rase « le crâne du petit garçon de Taktser dans le temple du Jokhang » et lui attribue « son nouveau nom » religieux. La famille du nouveau dalaï-lama sera désormais très proche de Reting, surtout le père qui « avoue avoir un faible » pour lui et découvre en lui une âme sœur.Les informations que van Grasdorff livre sur la famille du 14e dalaï-lama, les Yabshis, sont particulièrement détaillées. Un assez long passage traite de la personne du père qui, peu après l'installation de la famille à Lhassa, « commence à se faire de nombreux ennemis : il accumule les domaines, réclame toujours plus d'argent ; il exige une autre demeure, car la maison dans laquelle vit sa famille ne lui convient plus ; il en veut une neuve, plus grande. » Ce sera « Tchang-Seb-Char, propriété de deux étages et de soixante pièces » spécialement construite pour lui et sa famille.C'est un portrait très peu flatteur du paternel de « Sa Sainteté » que dresse van Grasdorff. Il n'est pas seulement d'une « cupidité maladive ». « Orgueil indécent, vanité, mégalomanie marquent désormais chacun de ses actes. Ainsi, chaque matin, entouré d'amis, de serviteurs qui sont aussi ses gardes du corps, le père du dalaï-lama parcourt-il les environs de Lhassa afin d'y dicter ses lois. » Les cavaliers qui le croisent doivent mettre « pied à terre pour le saluer », sinon ils se font « rosser ». Si un cheval lui plaît, il le prend en lâchant « quelque pièce » au malchanceux propriétaire qui « n'a qu'à bien se tenir. »Selon l'auteur, la mort du père du dalaï-lama n'a pas été naturelle ; il aurait été empoisonné sur ordre du nouveau régent Taktra, successeur et rival de Reting. Détail intéressant : se sentant menacée elle-même ainsi que son fils, la mère du dalaï-lama envisage d'« en appeler à Ma Bufang, le seigneur de la guerre chinois qui voue beaucoup de respect à la famille du dalaï-lama. » Van Grasdorff laisse entendre par là qu'entre la 'sainte famille' et ce seigneur de la guerre « sanguinaire » devaient exister des relations fort étroites.Van Grasdorff montre ensuite que les assassinats politiques, monnaie courante dans l'ancien Tibet, se poursuivent au sein de la communauté de l'exil.Car « la résistance, composée d'une multitude de groupes, est engluée dans de sanglantes rivalités ethniques ». Le projet d'un « parti unique autour du dalaï-lama » avancé et promu par Gyalo Thondup, un des frères aînés du dalaï-lama recrutés par la CIA, suscite la méfiance auprès des « anciens » : « On se méfie beaucoup de Gyalo Thondup et de sa forte personnalité. »S'en suit un conflit entre Gyalo Thondup et le « patron de l'armée des volontaires ». Le frère du dalaï-lama « démet de ses fonctions Bava Yeshi », dépeint par van Grasdorff comme « arrogant, violent, un homme sans foi ni loi », et « le remplace par le général Gyatso Wangdu ». (Van Grasdorff omet de nous dire que le nouveau « patron » n'est pas plus recommandable. Déjà avant de commencer sa carrière de mercenaire à la solde de la CIA, ce neveu de Gompo Tashi, le chef de file terroriste, avait tué un garde du corps d'un chef local au village tibétain de Menling. Motif : on l'avait forcé à ôter son chapeau.) L'ex-« général » accuse à son tour « le frère du dalaï-lama d'être responsable de la disparition d'une grosse partie du 'trésor' caché dans le camp de Missamari » au Sikkim (il s'agit du trésor du Potala volé en 1950) et d'avoir récupéré les « devises américaines, indiennes et tibétaines larguées en 1959 au-dessus du Tibet. »Bava (ou plutôt Baba) Yeshi « rejoint alors l'alliance des 'treize camps' opposée au parti de l'unité de Gyalo Thondup. » En 1976, « Gungthang Tsultrim, le chef politique de cette alliance » est « assassiné. Immédiatement arrêté, son meurtrier avoue avoir agi à la demande du kashag. » Il raconte encore « aux policiers indiens que le kashag lui aurait promis beaucoup d'argent s'il assassinait le seizième karmapa Ranjung Rigpe Dordjé. » Van Grasdorff nous explique que « le kharmapa et le dalaï-lama connaissent quelques flottements dans leurs relations ». Bel euphémisme, s'il en est !Quand meurt, en 1984, Lhundup Gyalpo, le mari de Jetsun Pema (la sœur cadette du dalaï-lama), « des rumeurs de meurtre » se répandent aussitôt dans la communauté de l'exil. La famille veut engager un détective, mais le dalaï-lama s'y oppose. Ce qui n'empêche pas le « gouvernement en exil » de reprocher plus tard à la veuve « de n'avoir pas vraiment recherché les causes exactes de la mort de Lhundup Gyalpo. » Peut-être parce qu'elle va se consoler rapidement en épousant le secrétaire de son frère. Ce nouveau membre de la famille Yabshi est ensuite « nommé responsable de cinq colonies qui regroupent près de trente-deux mille réfugiés dans le sud de l'Inde. » Van Grasdorff ne nous dit pas si ce type de carrière et de fonction correspond aux procédures et réformes démocratiques, selon lui mises en œuvre par le dalaï-lama.Autre fait notable : au sein de la famille du dalaï-lama se succèdent les mariages par lesquels des dignitaires religieux rompent leur vœu de célibat. Comme l'écrit van Grasdorff, déjà en 1962 « il ne reste pas beaucoup de religieux chez les Yabshis, excepté le dalaï-lama et Ngari Rimpoché », le benjamin de 16 ans, « placé en pension au collège jésuite de Saint-Joseph de North Point, à Darjeeling. » Il se mariera « à son tour » quelques années plus tard. Avant lui, Thubten Norbu, quarante ans, « a rompu ses vœux de religion ' pauvreté (sic !) et chasteté ' pour épouser » une jeune fille de 18 ans « qui lui avait déjà donné un premier enfant » en 1961. (« Leur rencontre remonte à deux ans déjà » ; la fille avait donc 16 ans à l'époque.) Quant à Lobsang Samten, une autre « réincarnation » de la famille, il « file » un parfait amour « avec une jolie Japonaise sous l'œil désapprobateur de Jetsun Pema. » Sa sœur réussit pourtant à ce qu'il « se défroque » d'une manière politiquement et socialement plus acceptable, en arrangeant son mariage avec une fille des Tsarong, famille de l'ancienne haute aristocratie tibétaine.Donc, pendant que le dalaï-lama raconte des histoires d'horreur, volontiers relayées d'ailleurs par van Grasdorff, sur les « rouges » qui, au Tibet, forceraient les moines « de se mettre en ménage » et offriraient jusqu'à « cent yuans aux filles, chaque fois qu'elles dépucellent un religieux » ' les « religieux » de son propre entourage ont hâte de se défroquer et se font « dépuceler » allègrement et de plein gré, sans qu'il y ait la moindre contrainte communiste...Mais le communisme, pour van Grasdorff, c'est le mal absolu, et le « rouge » un être à « l'esprit démoniaque ».Le lecteur qui connaît un peu l'histoire européenne ne pourra s'empêcher de penser, en lisant certains passages de ce livre, aux campagnes d'un autre temps contre le « judéo-bolchévisme asiatique » qui ' n'est-ce pas ? ' ne songeait qu'à détruire la culture occidentale et à asservir les peuples « libres » d'Europe. Car en ce qui concerne le Tibet, les « rouges » voulaient dès le début, van Grasdorff en est convaincu, « détruire le Tibet » et « éliminer son peuple ». Ils avaient pour objectif « une complète absorption de la race (sic !) tibétaine ». Ils ne visaient rien de moins que « l'éradication du peuple tibétain, de sa culture, de sa langue ». L'agitateur van Grasdorff a même le culot de commenter : « Une variante soft de la solution finale. » Selon lui, les intentions des « rouges » ne sont pas moins infâmes en ce qui concerne la Chine dans son ensemble : « Mao Zedong et ses complices n'ont qu'un objectif : détruire la pensée, c'est-à-dire l'essence même de l'être humain, pour en faire une bête à produire pour la clientèle occidentale (sic !). » Un plan diabolique qui, à en croire van Grasdorff, a surtout pour cible les croyants des différentes religions qui sont immédiatement emmenés dans le « goulag » chinois.Dans ces délires anticommunistes, la réalité du Tibet moderne n'a décidément pas de place, et nous voilà donc retournés à la pensée unique sur le Tibet (elle n'a de pensée que le nom) véhiculée par une pléthore d'auteurs pour la plupart moins informés, mais aussi moins inconséquents et moins inconsistants que van Grasdorff.. Le dalai-Lama, la biographie non autorisée go inside Kindle La personnalit charismatique du dala lama, ses actions en faveur de la paix qui lui ont valu le prix Nobel en 1989, son influence morale dans le monde en font un personnage de tout premier plan Mais paradoxalement, le chef politique du Tibet est entour de nombreux myst res.Qui est il exactement Quelle part a pris sa famille dans son accession au pouvoir Sa m re est toujours un symbole respect des Tib tains Mais son p re Est il d c d de mort naturelle ou a t il t assassin Quel r le ont jou les services secrets chinois et la CIA au pays des neiges Quels furent leurs agissements, leurs mensonges, leurs ambigu t s Le gouvernement en exil Dharamsala n a jamais t reconnu par les autres nations Pourquoi Et que deviendra le Tibet apr s la disparition de son leader Ce livre, nourri d informations in dites et d entretiens avec plusieurs personnalit s, notamment le dala lama lui m me, invite s interroger sur l avenir d une nation et d une civilisation menac es de disparition 1 re parution Plon, 1984. Gilles Van Grasdorff Is a well-known author, some of his books are a fascination for readers like in the Le dalai-Lama, la biographie non autorisée book, this is one of the most wanted Gilles Van Grasdorff author readers around the world. . Popular Ebook Le dalai-Lama, la biographie non autorisée Le livre révèle quelques vérités sur le Tibet historique et ses élites, mais en fin de compte, c'est juste pour porter aux nues le dalaï-lama ainsi que ses partisans les plus extrémistes.En effet, comme dans d'autres livres issus de sa plume, van Grasdorff commence par ne pas ménager l'ancienne société tibétaine. Il note, par exemple, que Drepung, un des grands monastères près de Lhassa, possède alors « cent quatre-vingts domaines ; vingt mille serfs et seize mille nomades y travaillent. ». Il décrit sans complaisance la situation dans les années 1940, au temps de la 2e Guerre Mondiale (qui ne touche pas le Tibet, le gouvernement des lamas ayant gardé une neutralité bienveillante à l'égard de « l'Axe ») : « La misère s'est installée à cause de l'épouvantable cherté des denrées, on manque de tout », tandis que dans « quelques maisons tibétaines, on nage dans le luxe et l'opulence ». Et « le tout sur fond de corruption et de crimes. »Les « caisses de l'État sont vidées » par le régent Reting, le futur Premier précepteur du 14e dalaï-lama, et par les « fonctionnaires véreux » Les « trésors publics ont été entièrement dilapidés. Le Tibet est en faillite ! » Le très saint régent aime « courir la gueuse » et multiplie les « aventures galantes ».C'est justement cet « être d'une extrême violence et d'une arrogance insoupçonnable » qui impose son propre candidat lors du choix du 14e dalaï-lama. C'est ce dépravé qui rase « le crâne du petit garçon de Taktser dans le temple du Jokhang » et lui attribue « son nouveau nom » religieux. La famille du nouveau dalaï-lama sera désormais très proche de Reting, surtout le père qui « avoue avoir un faible » pour lui et découvre en lui une âme sœur.Les informations que van Grasdorff livre sur la famille du 14e dalaï-lama, les Yabshis, sont particulièrement détaillées. Un assez long passage traite de la personne du père qui, peu après l'installation de la famille à Lhassa, « commence à se faire de nombreux ennemis : il accumule les domaines, réclame toujours plus d'argent ; il exige une autre demeure, car la maison dans laquelle vit sa famille ne lui convient plus ; il en veut une neuve, plus grande. » Ce sera « Tchang-Seb-Char, propriété de deux étages et de soixante pièces » spécialement construite pour lui et sa famille.C'est un portrait très peu flatteur du paternel de « Sa Sainteté » que dresse van Grasdorff. Il n'est pas seulement d'une « cupidité maladive ». « Orgueil indécent, vanité, mégalomanie marquent désormais chacun de ses actes. Ainsi, chaque matin, entouré d'amis, de serviteurs qui sont aussi ses gardes du corps, le père du dalaï-lama parcourt-il les environs de Lhassa afin d'y dicter ses lois. » Les cavaliers qui le croisent doivent mettre « pied à terre pour le saluer », sinon ils se font « rosser ». Si un cheval lui plaît, il le prend en lâchant « quelque pièce » au malchanceux propriétaire qui « n'a qu'à bien se tenir. »Selon l'auteur, la mort du père du dalaï-lama n'a pas été naturelle ; il aurait été empoisonné sur ordre du nouveau régent Taktra, successeur et rival de Reting. Détail intéressant : se sentant menacée elle-même ainsi que son fils, la mère du dalaï-lama envisage d'« en appeler à Ma Bufang, le seigneur de la guerre chinois qui voue beaucoup de respect à la famille du dalaï-lama. » Van Grasdorff laisse entendre par là qu'entre la 'sainte famille' et ce seigneur de la guerre « sanguinaire » devaient exister des relations fort étroites.Van Grasdorff montre ensuite que les assassinats politiques, monnaie courante dans l'ancien Tibet, se poursuivent au sein de la communauté de l'exil.Car « la résistance, composée d'une multitude de groupes, est engluée dans de sanglantes rivalités ethniques ». Le projet d'un « parti unique autour du dalaï-lama » avancé et promu par Gyalo Thondup, un des frères aînés du dalaï-lama recrutés par la CIA, suscite la méfiance auprès des « anciens » : « On se méfie beaucoup de Gyalo Thondup et de sa forte personnalité. »S'en suit un conflit entre Gyalo Thondup et le « patron de l'armée des volontaires ». Le frère du dalaï-lama « démet de ses fonctions Bava Yeshi », dépeint par van Grasdorff comme « arrogant, violent, un homme sans foi ni loi », et « le remplace par le général Gyatso Wangdu ». (Van Grasdorff omet de nous dire que le nouveau « patron » n'est pas plus recommandable. Déjà avant de commencer sa carrière de mercenaire à la solde de la CIA, ce neveu de Gompo Tashi, le chef de file terroriste, avait tué un garde du corps d'un chef local au village tibétain de Menling. Motif : on l'avait forcé à ôter son chapeau.) L'ex-« général » accuse à son tour « le frère du dalaï-lama d'être responsable de la disparition d'une grosse partie du 'trésor' caché dans le camp de Missamari » au Sikkim (il s'agit du trésor du Potala volé en 1950) et d'avoir récupéré les « devises américaines, indiennes et tibétaines larguées en 1959 au-dessus du Tibet. »Bava (ou plutôt Baba) Yeshi « rejoint alors l'alliance des 'treize camps' opposée au parti de l'unité de Gyalo Thondup. » En 1976, « Gungthang Tsultrim, le chef politique de cette alliance » est « assassiné. Immédiatement arrêté, son meurtrier avoue avoir agi à la demande du kashag. » Il raconte encore « aux policiers indiens que le kashag lui aurait promis beaucoup d'argent s'il assassinait le seizième karmapa Ranjung Rigpe Dordjé. » Van Grasdorff nous explique que « le kharmapa et le dalaï-lama connaissent quelques flottements dans leurs relations ». Bel euphémisme, s'il en est !Quand meurt, en 1984, Lhundup Gyalpo, le mari de Jetsun Pema (la sœur cadette du dalaï-lama), « des rumeurs de meurtre » se répandent aussitôt dans la communauté de l'exil. La famille veut engager un détective, mais le dalaï-lama s'y oppose. Ce qui n'empêche pas le « gouvernement en exil » de reprocher plus tard à la veuve « de n'avoir pas vraiment recherché les causes exactes de la mort de Lhundup Gyalpo. » Peut-être parce qu'elle va se consoler rapidement en épousant le secrétaire de son frère. Ce nouveau membre de la famille Yabshi est ensuite « nommé responsable de cinq colonies qui regroupent près de trente-deux mille réfugiés dans le sud de l'Inde. » Van Grasdorff ne nous dit pas si ce type de carrière et de fonction correspond aux procédures et réformes démocratiques, selon lui mises en œuvre par le dalaï-lama.Autre fait notable : au sein de la famille du dalaï-lama se succèdent les mariages par lesquels des dignitaires religieux rompent leur vœu de célibat. Comme l'écrit van Grasdorff, déjà en 1962 « il ne reste pas beaucoup de religieux chez les Yabshis, excepté le dalaï-lama et Ngari Rimpoché », le benjamin de 16 ans, « placé en pension au collège jésuite de Saint-Joseph de North Point, à Darjeeling. » Il se mariera « à son tour » quelques années plus tard. Avant lui, Thubten Norbu, quarante ans, « a rompu ses vœux de religion ' pauvreté (sic !) et chasteté ' pour épouser » une jeune fille de 18 ans « qui lui avait déjà donné un premier enfant » en 1961. (« Leur rencontre remonte à deux ans déjà » ; la fille avait donc 16 ans à l'époque.) Quant à Lobsang Samten, une autre « réincarnation » de la famille, il « file » un parfait amour « avec une jolie Japonaise sous l'œil désapprobateur de Jetsun Pema. » Sa sœur réussit pourtant à ce qu'il « se défroque » d'une manière politiquement et socialement plus acceptable, en arrangeant son mariage avec une fille des Tsarong, famille de l'ancienne haute aristocratie tibétaine.Donc, pendant que le dalaï-lama raconte des histoires d'horreur, volontiers relayées d'ailleurs par van Grasdorff, sur les « rouges » qui, au Tibet, forceraient les moines « de se mettre en ménage » et offriraient jusqu'à « cent yuans aux filles, chaque fois qu'elles dépucellent un religieux » ' les « religieux » de son propre entourage ont hâte de se défroquer et se font « dépuceler » allègrement et de plein gré, sans qu'il y ait la moindre contrainte communiste...Mais le communisme, pour van Grasdorff, c'est le mal absolu, et le « rouge » un être à « l'esprit démoniaque ».Le lecteur qui connaît un peu l'histoire européenne ne pourra s'empêcher de penser, en lisant certains passages de ce livre, aux campagnes d'un autre temps contre le « judéo-bolchévisme asiatique » qui ' n'est-ce pas ? ' ne songeait qu'à détruire la culture occidentale et à asservir les peuples « libres » d'Europe. Car en ce qui concerne le Tibet, les « rouges » voulaient dès le début, van Grasdorff en est convaincu, « détruire le Tibet » et « éliminer son peuple ». Ils avaient pour objectif « une complète absorption de la race (sic !) tibétaine ». Ils ne visaient rien de moins que « l'éradication du peuple tibétain, de sa culture, de sa langue ». L'agitateur van Grasdorff a même le culot de commenter : « Une variante soft de la solution finale. » Selon lui, les intentions des « rouges » ne sont pas moins infâmes en ce qui concerne la Chine dans son ensemble : « Mao Zedong et ses complices n'ont qu'un objectif : détruire la pensée, c'est-à-dire l'essence même de l'être humain, pour en faire une bête à produire pour la clientèle occidentale (sic !). » Un plan diabolique qui, à en croire van Grasdorff, a surtout pour cible les croyants des différentes religions qui sont immédiatement emmenés dans le « goulag » chinois.Dans ces délires anticommunistes, la réalité du Tibet moderne n'a décidément pas de place, et nous voilà donc retournés à la pensée unique sur le Tibet (elle n'a de pensée que le nom) véhiculée par une pléthore d'auteurs pour la plupart moins informés, mais aussi moins inconséquents et moins inconsistants que van Grasdorff.

  1. Gilles Van Grasdorff Is a well-known author, some of his books are a fascination for readers like in the Le dalai-Lama, la biographie non autorisée book, this is one of the most wanted Gilles Van Grasdorff author readers around the world.

157 Reply to “Le dalai-Lama, la biographie non autorisée”

  1. Le livre r v le quelques v rit s sur le Tibet historique et ses lites, mais en fin de compte, c est juste pour porter aux nues le dala lama ainsi que ses partisans les plus extr mistes.En effet, comme dans d autres livres issus de sa plume, van Grasdorff commence par ne pas m nager l ancienne soci t tib taine Il note, par exemple, que Drepung, un des grands monast res pr s de Lhassa, poss de alors cent quatre vingts domaines vingt mille serfs et seize mille nomades y travaillent Il d crit sans c [...]


  2. trop de noms impossibles a retenirtrop de noms impossibles a retenir pour des personnes secondairement importantes et peut etre q un condens 20 a 30 100 en moins serait plus assimilable c est la meme chose pour le livre histoire de l a coree que je lis en ce moment


  3. F rus du Tibet et de bouddhisme, lisez ce livre Le titre iconoclaste est un leurre Loin d tre d mythifi , la personne du dala lama acquiert par le d voilement de son histoire une dimension encore plus surnaturelle


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *